« Antiracisme, multiculturalisme… : quelles stratégie de la gauche d’alternative contre les discriminations et pour l’égalité?

Cette année, pas d’estivales citoyennes du Front de gauche…C’est bien dommage tout ça, tout ça. Faudrait pas que ça devienne une habitude, hein, le Front de gauche? Bon, en attendant, de quoi préparer les débats de la rentrée de septembre, avec ci-dessous, le compte-rendu d’un atelier co-organisé aux estivales il y a pile deux ans avec le camarade Terchi.

« Antiracisme, multiculturalisme…: quelles stratégie de la gauche d’alternative contre les discriminations et pour l’égalité?

Compte rendu d’atelier, Estivales du Front de gauche, 25 août 2012

Présentation générale

Aissa Terchi, élu municipal Front de gauche/Parti de gauche à Clichy-la-Garenne (92) et animateur du Front de gauche thématique « Quartiers populaires »

Bonjour, merci à toutes et tous d’être venu-e-s participer au débat sur « Antiracisme, multiculturalisme…Quelles stratégies de la gauche d’alternative contre les discriminations et pour l’égalité ? ».

Je me présente : je suis Aissa Terchi, je suis militant et conseiller municipal du Parti de Gauche à Clichy dans le 92, investi lors des élections présidentielles avec le Front de gauche notamment sur la question des quartiers populaires aux cotés de Danièle Obono.

J’aurai le plaisir d’animer ce débat, des thèmes que nous avons souhaité aborder durant ces estivales citoyennes du Front de Gauche, car ils nous semblent primordial, de débattre et d’échanger sur ces questions de fond, a l’heure ou le racisme se développe avec notamment une banalisation du discours haineux de l’extrême droite. Mais aussi car de nombreux citoyens de notre pays sont victimes de discriminations notamment dans nos quartiers et que face a la détresse et l’urgence sociale que rencontre les habitants de nos quartiers populaires.

Pour débattre, nous avons le plaisir d’avoir plusieurs intervenants, que je vais vous présenter Stella Magliani Belkacem éditrice avec les éditions la Fabrique. Avec Felix Boggio Ewanje-Epee, elle a contribué à « Contre l’arbitraire du pouvoir » et a coordonné « Race et Capitalisme ». Ensemble, elle et il ont écrit « Les féministes blanches et l’empire » à paraitre le 22 octobre.

Nous avons également Franco Lollia, porte-parole du collectif Anti-néophobie qui lutte contre le racisme en générale et la négrophobie en particulier ; il est également porte-parole du collectif contre le contrôle au faciès.

Ainsi que Danièle Obono militante du Front de Gauche, passée par la LCR et le NPA, porte-parole de Convergences et Alternative. Elle a été très engagée pendant les élections présidentielles aux cotés de Jean-Luc Mélenchon, en tant que membre du conseil national de campagne, coordinatrice des assemblées citoyennes et animatrice du front thématique « quartiers populaires ». Elle a également été candidate suppléante aux élections législatives dans les 18e et 19e arrondissements de Paris.

[Lire l’intégralité des intervention ici : FdG – Estiv citoy 120825 AntiracisM MulticulturalisM]

– Combattre le racisme d’Etat

Franco Lollia, porte parole du collectif « Stop le contrôle au faciès », de l’Alliance noire citoyenne (ANC) et de la Brigade anti-négrophobie.

Pour parler de notre action dans le collectif « Stop contrôle au faciès », il est nécessaire que je présente succinctement ce qui nous a poussé à nous constituer d’abord en tant qu’association ANC, avant de rejoindre par la suite le Collectif/Brigade anti-négrophobie. Ce dernier regroupe une fédération d’association, de groupe et de personnes, tous désireux de combattre le racisme d’Etat en général, mais surtout une forme de racisme spécifique qu’il nous semble que l’Etat français banalise fortement depuis des siècles, soit le racisme anti-noir que nous avons décidé de baptiser et de définir sous le vocable de négrophobie [1]. […]

[Lire la suite ici : FdG – Estiv citoy 120825 Combattre le racisme FrancoL]

– Les luttes de l’immigration postcoloniale dans la « révolution citoyenne »

Félix Boggio Éwanjé-Épée et Stella Magliani-Belkacem, collaborateur-trice à la revue Contretemps et co-ordinateur-trice de l’ouvrage Race et capitalisme paru en juin 2012 aux éditions Syllepse.

Quand on est amené à parler de « racisme » et d’« antiracisme » dans des espaces politiques à gauche de la gauche, on se trouve le plus souvent confronté à un embarras et une confusion assez rares: tandis que les économistes nous parlent en détail de la dette illégitime et de la nécessité d’arrêter de la payer, personne ne semble s’inquiéter de ce qu’est le racisme et surtout de comment le combattre. La plupart des acteurs et actrices de ces espaces se satisfont d’une opposition abstraite, morale, au racisme. Les discussions se limitent à des considérations très vagues sur les « préjugés » ; on se focalise sur la situation des étrangers, ou l’on prétend encore que les populations issues de l’immigration postcoloniale sont stigmatisés parce qu’ils et elles sont, tendanciellement, les plus pauvres. On évacue dès lors le racisme comme objet de pensée et comme système sur lequel on peut agir. […]

[Lire la suite ici : FdG – Estiv citoy 120825 Immigr° postcol rvt° citoy Stellix]

– Pour une révolution multiculturelle – Contribution au débat stratégique de la gauche de transformation sociale et écologique

Danièle Obono, membre du conseil national et coordinatrice des assemblées citoyennes du Front de gauche, 25 août 2012

La question du multiculturalisme est un des angles morts du débat stratégique à gauche.

Pendant longtemps, il a existé une forme d’unité politique gauche-droite, alliance singulière entre la tradition républicaine affirmant l’égalité de tou-te-s, quelles que soient les différences (de genre, de sexe, d’origine, etc.), et les reliquats plus ou moins assumés d’une pensée marxiste dogmatique qui ne reconnaît comme division sociale que la différence de classe[1]. Cette posture politique mais aussi intellectuelle s’est doublée d’un mépris et d’un rejet sectaire à l’égard des expériences étrangères (Amériques, Grande-Bretagne, Scandinavie…) taxées de « communautaristes » et jugées inférieures au « modèle d’intégration à la française ». Face aux tensions sociales créées par les discriminations et les ségrégations, la « politique de la ville » qui voit le jour à la fin 1970-début 1980 consiste en une gestion territoriale des conflits[2] ; tandis que l’antiracisme officiel symbolisé par le mouvement « SOS-Racisme » se cantonne à une dénonciation morale et paternaliste. […]

[1] Lire notamment Armelle Thoraval, « La France nie la question ethnique », Libération, 12 novembre 2005 ; Andrew Diamond, Jonathan Magidof, « La question identitaire ne devrait pas être laissée à la seule instrumentalisation de la droite – A gauche, le racial impensé », Libération, 30 novembre 2005.

[2] Sur la politique de la ville, lire notamment Jean-Pierre Garnier, « « Urbaniser » pour dépolitiser », 15 décembre 2009.

[Lire la suite ici : FdG – Estiv citoy 120825 Rvt° multiculturelle DanO]

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